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TENTATIVE DE DESCRIPTION D'UN DÎNER DE TÊTES À PARIS-FRANCE D'APRES UN TEXTE SURREALISTE
théâtre

En bref...

Un ton à la fois drôle et grave, une invitation à regarder le monde sous un autre angle, un appel au bouleversement de l’ordre établi. Un récit du jeune Prévert où l’on trouve déjà la musique si particulière de son écriture.

Mais encore...

texte Jacques Prévert
conception, mise en scène, scénographie et jeu Blaise Froidevaux
voix  Thomas Matalou
univers sonore  Thomas Steiger
lumières Matthias Mermod
production La Maison du Concert, Cie Si ça continue faudra qu’ça cesse

Le texte paraît dans une revue durant l’été 1931. Il vaudra à l’auteur un début de célébrité.
La première partie du titre ironise sur le fait qu'il pourrait s'agir d'un essai. Or nous sommes simplement en présence d'un texte surréaliste qui joue sur le sens littéral des mots, les néologismes et les décalages pour offrir une vision humoristique et dérisoire d’un dîner officiel à l'Élysée.
Ce récit, qui s’inscrit dans l’actualité de son époque par ses références, résonne pourtant encore aujourd’hui, comme s'il venait d’être écrit.

Le comédien est seul en scène. Son jeu oscille entre une forme épique, racontée, proche de la simple transmission du texte, et une forme semi-dramatique, indiquant un début d'incarnation de la galerie loufoque des personnages évoqués. Dans une grande simplicité, Blaise Froidevaux - comme toujours très convaincant dans la restitution du texte - propose un théâtre polysémique, à la fois dépouillé et plein de sens. Une très belle réussite !!!

« Ce qui tombe sous le sens rebondit ailleurs. »
Jacques Prévert, CHOSES ET AUTRES – GRAFFITI.