En bref...
Mine de rien, en toute humilité, le cinéaste sud-coréen Hong Sang-soo déploie depuis 1996 l’une des œuvres les plus fascinantes de l’histoire récente du cinéma. Avec son trente-troisième long-métrage, il atteint à nouveau les sommets de son art subtil et parfois cruel de la durée. Le cinéaste a souvent dépeint des artistes un brin désorientés, qui lui ressemblent. Ici, Donghwa, un jeune poète, rencontre pour la première fois et à l’improviste, les parents aisés de sa petite amie. L’accueillant à bras ouverts, d’autant que la mère pratique la poésie en amatrice, le couple l’invite à passer la journée dans leur vaste propriété… Mieux aurait valu qu’il prenne ses jambes à son cou! (texte : Passion Cinéma)