Du 2 Fév au 28 Fév
L'ENGLOUTIE
fiction
En bref...
1899. Par une nuit de tempête, Aimée, jeune institutrice républicaine, arrive dans un hameau enneigé aux confins des Hautes-Alpes. Malgré la méfiance des habitant·es, elle se montre bien décidée à éclairer de ses lumières leurs croyances obscures. Alors qu’elle se fond dans la vie de la communauté, un vertige sensuel grandit en elle. Jusqu’au jour où une avalanche engloutit un premier montagnard… avec délicatesse et un réalisme emprunt de mystère, Louise Hémon pointe avec subtilité les enjeux de pouvoir et la fascinations qui s’opèrent entre la fille de la ville et les gens de la montagne, mais aussi le désir qui naît face à l’autre… L’image, le jeu (magnifique Galatéa Bellugi), tout est grandiose dans ce premier film récompensé par le Prix Jean Vigo et le Prix André Bazin.En complément...
Lundi 2 février à 18h15
Séance en présence de la cinéaste Louise Hémon.
Séance en présence de la cinéaste Louise Hémon.
Les horaires et tarifs...
- Lundi 2 février à 18 h 15
- Mercredi 4 février à 20 h 15
- Vendredi 6 février à 20 h 15
- Mardi 10 février à 18 h 15
- Dimanche 15 février à 18 h 15
- Jeudi 19 février à 18 h 15
- Lundi 23 février à 18 h 15
- Samedi 28 février à 20 h 30
- Cinéma Plein tarif 14.–
- Réduit 11.–
- Membres 10.–
- Ecoles partenaires et résident·es Alfaset 5.–
BANDE ANNONCE...
Mais encore...
Un premier film envoûtant sur le désir féminin. un passionnant et rigoureux aspect documentaire, que la jeune réalisatrice, Louise Hémon, maîtrise parfaitement. Dès le premier soir, alors qu’elle lit L’Homme, de René Descartes, allongée sur sa couche, Aimée (Galatea Bellugi, incandescente) est chavirée par une pulsion sexuelle à la vue d’une illustration. Les joues rosies par le froid, ses grands yeux bleus plantés dans ceux des hommes qui la scrutent, elle s’éveille à la sensualité.
- Caroline Besse, Télérama -
- Caroline Besse, Télérama -
Contre toute attente fantastique, la mise en scène se tient à la matérialité ethnofolklorique des accents et des ustensiles, à la particularité des personnages, jamais réduits à une fonction dans le groupe ou à un cliché montagnard. « Ma chérie, la révolution ne se fera pas sans un peu de sucre », lit Aimée sur un mot de ses parents accompagnant une boîte de bonbons. De sucre, Louise Hémon n’en abuse pas : comme l’institutrice qui suit du doigt la gravure d’un homme nu dans son petit Descartes relié, les montagnards caressent en pensée l’Algérie et la Californie, mais aucun forçage scénaristique ne nourrit un imaginaire de l’exil. La neige, qui enserre le hameau à coup d’avalanches, décide des bifurcations narratives. Inspirée par les écrits de deux de ses ancêtres, la cinéaste amène la sécheresse documentaire d’un Vittorio De Seta vers l’incandescence d’un drame gionien.
- Charlotte Garson, Les cahiers du cinéma -