Archive - janvier 2026
PORTRAITS FANTÔMES
Documentaire
En bref...
Voyage mélancolique et sensoriel dans la ville de Recife, à travers le temps, le cinéma, le son, l’architecture et l’urbanisme dont le film observe les mutations contrariée par les difficultés économiques de la région, une politique immobilière corrompue et les couches successives d’une histoire faite de joies et de violences. Associant archives, extraits de films et souvenirs personnels du cinéaste qui raconte en voix off, cette visite impressionniste est à la fois une cartographie de la ville et un hommage aux salles de cinéma qui, tout au long du XXème siècle, ont été des lieux de rêves, d’espoirs et d’émotions. Aujourd’hui, ces salles ont pour la plupart disparu. Le cinéaste tente d’en capter l’âme, d’invoquer les esprits de ces lieux dans un geste artistique envoûtant.En complément...
Kleber Mendonça Filho est l’un des cinéastes brésiliens majeurs du XXIème siècle. Né à Recife dans la province du Nordeste, il en fait le décor récurent de ses films. Résolument politique, son cinéma traite des violences sociales héritées de la colonisation et dont les effets se ressentent aujourd’hui encore, notamment dans l’urbanisme et l’architecture. Ces problématiques, le cinéaste les revisite de façon obsessionnelle de film en film, à la faveur d’une esthétique singulière, entre observation du réel et éclats cathartiques propre au cinéma de genre. Quand la violence n'explose pas au grand jour comme dans le western anticapitaliste BACURAU, elle vrombit en sous-sol, comme dans AQUARIUS. Le cinéma de Kleber Mendonça Filho est profondément sensoriel, mélancolique et porté par un idéal de résistance. Il laisse également place à une grande beauté : l’amour, la sensualité et la musique sont pratiquement de chaque plan. La sortie de L’AGENT SECRET est l’occasion de dévoiler deux de ses films inédits à l’ABC, le mystérieux LES BRUITS DE RECIFE et l’envoûtant PORTRAITS FANTÔMES.
Bande Annonce...
Mais encore...
Ses fictions foisonnant de signes trouvent de nouvelles ramifications dans Portraits fantômes, documentaire virtuose dans lequel le cinéaste revisite ses premiers films, en confirme la part autobiographique tout en les reliant à une histoire plus ample de Recife − la destruction des vieux habitats, l’abandon de la population à l’économie de marché…
- Le Monde, Clarisse Fabre -
Il y a depuis toujours un lien étroit entre le cinéma et la ville, entre la fascination qu’elle exerce, les émotions qu’elle suscite, les épreuves qu’on y endure et les possibilités qu’elle offre au cinéaste de la filmer sous tous les angles, de donner à voir et à entendre toutes les espèces d’espaces qui la composent. Avec ces Portraits Fantômes, Kleber Mendonça Filho dresse une carte sentimentale et subjective que les films encore à venir viendront compléter tout aussi amoureusement.
- Fabien David pour Tënk -
- Le Monde, Clarisse Fabre -
Il y a depuis toujours un lien étroit entre le cinéma et la ville, entre la fascination qu’elle exerce, les émotions qu’elle suscite, les épreuves qu’on y endure et les possibilités qu’elle offre au cinéaste de la filmer sous tous les angles, de donner à voir et à entendre toutes les espèces d’espaces qui la composent. Avec ces Portraits Fantômes, Kleber Mendonça Filho dresse une carte sentimentale et subjective que les films encore à venir viendront compléter tout aussi amoureusement.
- Fabien David pour Tënk -