Du 23 Jan au 24 Jan
MÉMOIRE DE FILLE
une enquête biographique
théâtre
En bref...
Annie Ernaux replonge dans l’été de sa première nuit avec un homme. Nuit dont l’onde de choc s’est propagée violemment dans son corps et sur son existence. MÉMOIRE DE FILLE explore cette question brûlante: comment raconter, comment écrire sur les perturbations de sa propre vie, avec d’autant plus de précision qu’il y a de temps passé entre celle qui écrit et celle qui a vécu.Les horaires et tarifs...
Lieu : Théâtre ABC
- Vendredi 23 janvier à 20 h 00
- Samedi 24 janvier à 18 h 00
- Plein tarif 25.–
- Réduit 15.–
- Membres 10.–
- Ecoles partenaires 5.–
Réserver
Mais encore...
texte Annie Ernaux (publié aux éditions Gallimard)
adaptation et mise en scène José Lillo
jeu Caroline Gasser
lumières Rinaldo Del Boca
production Attila Entertainment
coproduction Les Amis musiqueetthéâtre – Carouge, Ass. Le Chariot
adaptation et mise en scène José Lillo
jeu Caroline Gasser
lumières Rinaldo Del Boca
production Attila Entertainment
coproduction Les Amis musiqueetthéâtre – Carouge, Ass. Le Chariot
Ce n’est pas un récit. Le récit connaît sa propre histoire. Le récit est saturé de raisons toutes faites, de logiques automates où tout par avance a été déterminé, arrangé et placé par ordre de marche pour aboutir à une affirmation précise qui était déjà présente dès la première phrase et qu’aucun événement n’aura transformé. A quoi bon ?
Ce n’est pas un récit. C’est une enquête. Une enquête sans police, sans gendarmes, sans inspecteurs, sans crime. C’est l’affrontement à soi. Le vertige du gouffre qu’on est pour soi-même. C’est le refus de tout narcissisme, de tout misérabilisme, de toute posture, c’est la passion de s’extraire de son ignorance consentie, de sa stupéfaction arrêtée, de se remettre en mouvement en revisitant sa propre histoire pour en dessaisir l’étreinte et trouver le langage qui l’exprime, sortir des rôles tels qu’ils se distribuent à nos dépens dans la fulgurance de la vie. Ceux qui font trace, présence spectrale, jusqu’à ce que la sorcellerie du langage nous en libère. Ou du moins nous permette de vivre avec. Ou mieux encore, comme c’est le cas ici, nous fasse reprendre le dessus. Mettre en repos les fantômes.
Ce n’est pas un récit. C’est une enquête. Une enquête sans police, sans gendarmes, sans inspecteurs, sans crime. C’est l’affrontement à soi. Le vertige du gouffre qu’on est pour soi-même. C’est le refus de tout narcissisme, de tout misérabilisme, de toute posture, c’est la passion de s’extraire de son ignorance consentie, de sa stupéfaction arrêtée, de se remettre en mouvement en revisitant sa propre histoire pour en dessaisir l’étreinte et trouver le langage qui l’exprime, sortir des rôles tels qu’ils se distribuent à nos dépens dans la fulgurance de la vie. Ceux qui font trace, présence spectrale, jusqu’à ce que la sorcellerie du langage nous en libère. Ou du moins nous permette de vivre avec. Ou mieux encore, comme c’est le cas ici, nous fasse reprendre le dessus. Mettre en repos les fantômes.