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LA VITRINE MÉLANCOLIE VERTICALE
photographies dans l'espace public

En bref...

Sur l'impulsion du photographe chaux-de-fonnier Pablo Fernandez, le Centre de culture ABC offre dès le 27 novembre quelques m2 de surface d'exposition à 4 artistes de notre ville. La vitrine promotionnelle de notre cinéma et de notre théâtre deviendra une mini galerie qui donne sur la rue. La deuxième série MÉLANCOLIE VERTICALE, montre le travail au flash que Victor Savanyu effectue pendant ses balades nocturnes.

En complément...

La vitrine est accessible jour et nuit, du 4 au 11 décembre.
Elle est éclairée de la tombée du jour au milieu de la nuit.

Mais encore...

photographies Victor Savanyu
production Centre de culture ABC



Description : Nuit et froidure. Une saison s'achève quand l'autre a déjà pris ses aises. Troncs. branches, racines, écorces... une vie hiératique à découvert en monochrome...
La série est en cours depuis 2018



Expositions :

2019 / Centre de culture ABC, la Chaux-de-Fonds
2017 / Libraire-galerie Impressions, la Chaux-de-Fonds
2014 / Galerie Andata Ritorno, Genève
2017 / Sous réserves. Le hors-champ des collections, Musée des beaux-arts,
2017, 2015, 2013, 2011, 2009, 2005 / Biennale, Musée des beaux-arts, La Chaux-de-Fonds
2012 / C. Marclay. R. Bauermeister, V. Savanyu, Centre de Culture ABC, la Chaux-de-Fonds.
...

« Victor Savanyu dans ses peintures comme dans ses photographies offre à ce qui vit sous le soleil l’immanence de l’état de rêve éveillé ou brouillé. L’évidence lumineuse d’un lieu ou d’une situation est décalée : si bien que ce que nous pensions consubstantiel à nous nous échappe. Surgit un lieu perdu qui pourrait parfois être imagé par Kafka. Existe une expérience paradoxale, intense, vorace. Les certitudes comme les apparences sont mangées afin que d’autres images nous dévorent non par effet de délire mais de transfert, d’écartement. Ce qui trompe généralement l’esprit passe de l’illusion subie à l’illusion exhibée. Des œuvres de Victor Savanyu naît un arbitraire ironique. Le spectateur tombe du réel tout en restant dedans. L’artiste devient un géomètre particulier. Il se dégage des arrêtes polies, lisses, achevées et des axiomes purs pour celles des « gargouillis » et autres phénomènes angoissants ou drôles inhérents au quotidien. L’image devient autre chose que l’indice de la possession carnassière des apparences, ou que la mimesis dans laquelle elle se fourvoie le prétendu "réalisme". Souvenons-nous de Beckett : "Qu'ils ne viennent plus nous emmerder avec ces histoires d'objectivité et de choses vues". »
Jean-Paul Gavard-Perret, critique d'art contemporain.
Les Blogs de l'art helvétique contemporain en partenariat avec le quotidien 24h. 10/12/2015