Du 2 Avr au 28 Avr
BUONGIORNO NOTTE
CYCLE ITALIA ROSSA
Fiction
En bref...
Rome, 1978. Chiara, jeune terroriste engagée dans la lutte armée, est impliquée dans l'enlèvement et la séquestration d'Aldo Moro. Sa foi dans la révolution l'emprisonne dans les rituels de la clandestinité. Alors qu’elle mène une vie au grand jour – boulot, bureau, collègues, un petit ami (qui semble la connaître mieux qu'elle ne se connaît elle-même) – Chiara se sent de plus en plus tiraillée dans son rôle de combattante, entre radicalité politique et sursauts d’humanité… Un thriller à huis clos tendu, au cœur des brigades rouges.En complément...
Initié en mars, le cycle ITALIA ROSSA se poursuit avec au cœur du programme d’avril, le film BUONGIORNO, NOTTE de Marco Bellocchio. Le cinéaste n’a de cesse d’interroger, par le documentaire (MARX PUÒ ASPETTARE) et la fiction, la tension entre lutte politique et vie privée. Le personnage de fiction de son film, Chiara, trouve son alter ego parmi les ex-brigadistes auxquelles Loredana Bianconi donne la parole à leur sortie de prison dans DO YOU REMEMBER REVOLUTION. L’engagement politique traverse aussi la frontière, avec le cinéaste Alvaro Bizzarri qui dénonce les conditions d’accueil des saisonniers italiens en ville de Bienne. Dans le cadre des Semaines contre le racisme, la projection d’IL ROVESCIO DELLA MEDAGLIA sera suivie d’une table ronde intitulée Les luttes migrantes : une mémoire collective à réactiver. Mercredi 22 avril à 18h, entrée libre.
Les horaires et tarifs...
- Jeudi 2 avril à 20 h 15
- Samedi 18 avril à 18 h 15
- Mardi 28 avril à 18 h 15
- Plein tarif 14.–
- Réduit 11.–
- Membres 10.–
- Ecoles partenaires et résident·es Alfaset 5.–
Bande Annonce...
Mais encore...
Son propos, volontaire et engagé, sait saisir toute l’ambiguïté de la situation tout en évitant la rhétorique purement mécanique et l’étude psychologique. Ce point fort peut aussi en être sa faiblesse. En effet, il est parfois difficile de savoir où se situe le réalisateur, entre dénonciation du terrorisme et nostalgie évidente d’un idéal communiste depuis longtemps bafoué par les vérités historiques. Ainsi, l’une des plus belles scènes du film n’est-elle pas cette réunion champêtre où une tablée, toutes générations confondues, entame avec foi un chant révolutionnaire ? Donc, Bellocchio hésite, c’est une certitude, mais c’est en même temps ce qui confère à son film un doux parfum de vérité, une représentation touchante de l’âme humaine entre ses combats idéologiques, sa volonté de faire progresser la pensée, tout en regrettant parfois ses formes passées. Sa mise en scène, d’une efficacité redoutable, servie par des images d’archives particulièrement prenantes et une bande son riche et soignée, laisse espérer que le cinéma italien n’est pas confiné à se fondre dans le despotisme culturel de Silvio Berlusconi, et qu’il existe d’autres alliés à la cause politico-cinématographique de Nanni Morretti.
- Clément Graminiès, Critikat -
- Clément Graminiès, Critikat -