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LE SOUPER DIALOGUE AVEC L'AU-DELA
Seul-en-scène

En bref...

LE SOUPER relate une rencontre imaginée entre Julia Perazzini et son frère aîné décédé avant qu’elle ne naisse ; un dialogue à travers le temps et l’espace, entre la mort et la vie, faisant fi de la chronologie, de la prétendue logique et de l’ordre des choses. Seule sur scène avec un immense rideau de velours vert, elle invite l’absent dans un rituel cathartique, poétique et joyeux.

En complément...

ATTENTION! Contrairement à ce qui a été indiqué dans le journal, la représentation du jeudi 26 mai a lieu à 20h30.
 

Le 25 mai, le spectacle sera suivi d'un bord de scène en compagnie de Julia Perazzini et Vinciane Despret.
 
Vinciane Despret est philosophe,  et passionnée par l'éthologie. Elle a participé à plusieurs projets pluridisciplinaires proposés par le Théâtre de Vidy à Lausanne. Elle est notamment l'auteure de AU BONHEUR DES MORTS, qui a fortement inspiré la création de Julia Perazzini. La veille, elle est au Club 44, dans le cadre de BIG BOUNCE pour la conférence SI LES ANIMAUX ECRIVAIENT, POURRIONS-NOUS LES LIRE ?

LE SOUPER - teaser...

Mais encore...

écriture, conception, jeu Julia Perazzini
musique live Samuel Pajand
création lumière Philippe Gladieux
collaboration artistique, dramaturgie Louis Bonard
regard extérieur Yves-Noël Genod
assistant scénographie et régie générale Vincent Deblue
régie lumière Vicky Althaus
régie son Fanny Gaudin
costume Karine Dubois

production Cie Devon
co-production Arsenic à Lausanne, Théâtre Saint-Gervais à Genève



Comédienne, performeuse, ventriloque, transformiste d'exception, Julia Perazzini imagine un dialogue avec son frère décédé. L'artiste invoque et désamorce sa propre peur de la mort pour l'offrir en miroir aux spectateurs et, une fois n'est pas coutume, l'envisager comme une puissance d’activation du vivant.

En conversant avec l'absent, Julia Perazzini élabore une déroutante alchimie entre souffle, corps et voix, qui réveille notre relation avec l’invisible, l’irrationnel, donne la parole aux recoins endeuillés ou figés de nous-mêmes. Elle méduse l'étrangeté, voire la légitimité, de la frontière entre ce qui est dit “absent” et dit “présent”.
Pouvons-nous transgresser les règles des possibles connexions entre les êtres ? Il y va de la constitution d'un “nous”.

Elle n'a pas connu ce frère, disparu avant qu'elle ne naisse. C'est ainsi dans un grand vent de liberté formelle, mais avec pudeur et délicatesse, que l'artiste s'autorise à rêver que la vitalité de son frère pourrait réinsuffler de la vie là où les choses sont gelées, révélant ce terreau créatif et incorruptible de nos parties enfouies. Passé et présent, conscient et inconscient se cognent, laissant jaillir par étincelles les failles des mosaïques qui nous composent, tous ces petits “jeux” au sens mécanique qu'explore méticuleusement l'artiste. Sur une scène presque vide se livre un jeu qui flirte avec le “non-jeu ”, soulignant la finesse de l'écriture, et, surtout, la déconcertante performativité de Julia Perazzini. Une sublimation psycho-magique de nos angoisses.

 


Elle: “Je t’ai invité ici parce que de toute façon tu reviens tout le temps.”
Lui: “Je suis venu parce que je voulais voir comment tu allais…”



Soutiens Ville de Lausanne, Canton de Vaud, Loterie romande, Pro Helvetia, Fondation Jan Michalski, Fondation Nestlé pour l’Art, Ernst Göhner Stiftung, Pour-cent culturel Migros, Fondation suisse des artistes interprètes SIS, Migros Vaud, CORODIS