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SORCiÈRES

LES AMPLITUDES 2018
Benjamin Christensen & Mauro Lanza  

Sous-titré LA SORCELLERIE A TRAVERS LES AGES, HÄXAN est un film muet qui mêle un travail documentaire et des séquences de fictions. Il a connu de nombreux montages et de nombreuses mises en musique, dont une des plus récentes et des plus passionnantes est due à Mauro Lanza.
 mémo  Sa 19 mai 14h00
cinéconcert / dès 14 ans
106 min / Suède / 1922

Cinéma ABC


Prix spéciaux Amplitudes 2018
 
Plein tarif:
20.-
Tarif réduit:
15.-
Tarif Moins de 25 ans:
10.-
 
En plus des bénéficiaires  «habituels» des réductions, les membres des CMC, des Ami·e·s du NEC, du Club 44 et de Quartier Général sont également concerné·e·s.
 
Des abonnements permettent d'assister au festival à des tarifs très avantageux
 
Réservations, achat des places et des abonnements sur la billetterie du Festival


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Programme complet sur le site des Amplitudes

SORCiÈRES

LES AMPLITUDES 2018
Benjamin Christensen & Mauro Lanza  

réalisation Benjamin Christensen
réalisation en informatique musicale  Mauro Lanza, Olivier Pasquet
interprète Mauro Lanza

Première suisse

En collaboration avec le Svenska Filminstitutet / Swedish Film Institute - Stockholm
Benjamin Christensen s’est inspiré en partie de ses études du MALLEUS MALEFICARUM, un ouvrage allemand du XVe siècle décrivant les méthodes de la chasse aux sorcières pour les membres de l’Inquisition. Il analyse la manière dont les superstitions ainsi que l’incompréhension des maladies et pathologies mentales peuvent mener à une telle hystérie.
Du fait du soin méticuleux du réalisateur pour recréer des scènes médiévales et de l’importante durée de la production, HÄXAN fut le film muet scandinave le plus onéreux jamais réalisé. Bien qu’il trouvât une reconnaissance au Danemark et en Suède, le film fut banni aux états-Unis et fortement censuré dans d’autres pays pour ses nombreuses séquences impliquant (pourtant assez sagement) des représentations de torture, de la nudité et ce qui fut considéré à l’époque comme des perversions sexuelles.

« Nous avons perdu la compilation musicale que Benjamin Christensen avait choisie pour la première présentation du  film à Stockholm en septembre 1922. Nous savons néanmoins que des pièces de Schubert, Gluck et Beethoven avaient été sélectionnées pour la projection en novembre de la même année. Les morceaux choisis n’avaient aucun lien profond avec le film, leur fonction étant simplement de souligner sa division en chapitres avec différentes atmosphères. HÄXAN se découpe en plusieurs volets qui se succèdent d’une façon quasi musicale. C’est cette scansion ainsi que la dramaturgie du film qui ont été utilisées pour générer la nouvelle partition. Ainsi, quelle que soit l’échelle temporelle ou historique, à la plupart des changements de plan ou de sujet correspond un nouvel événement. La forme ainsi décidée crée une relation synesthésique plus ou moins évidente en fonction des décisions musicales. L’aspect complètement artificiel du  film tourné en studio est souligné par une esthétique sonore plutôt «aseptisée». De même que l’image transite entre fiction et documentaire, la musique comporte une collection de sons énumératifs automatiquement choisis en fonction de leurs caractéristiques sonores et de leurs significations. Elle se transforme par le développement de milliers de sons (synthèse, échantillons instrumentaux, clins d’oeil au gothic metal, ainsi qu’à des sons concrets dont la synchronicité avec l’image laisserait à penser parfois qu’il s’agit de bruitage) qui se situent entre signifiants ou signifiés, aux frontières entre le concret et l’abstraction. »
Mauro Lanza et Olivier Pasquet


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