Cinéma

Semaine du 21 avril au 27 avril 2014
 
Mercredi 23 avril - FESTIVAL DU SUD
16h00 PELO MALO de M. Rondón - Venezuela
18h15 MELAZA de C. Lechuga - Cuba
20h45 TOKYO FAMILY de Y. Yamada - Japon

Jeudi 24 avril - FESTIVAL DU SUD
12h15 LE PROMENEUR D'OISEAU (VO) de Ph. Muyl - Chine
16h00 MAY IN THE SUMMER de Ch. Dabis - Jordanie
18h15 DE LA RUE AUX ETOILES de V. Endtner - Russie
20h45 MY SWEET PEPPERLAND de H. Saleem - Kurdistan

Vendredi 25 avril - FESTIVAL DU SUD
12h15 PELO MALO de M. Rondón - Venezuela
16h00 LES MANUSCRITS NE BRULENT PAS de M. Rasoulof - Iran
18h15 LES DROLES DES POISSONS-CHATS de C. Sainte-Luce - Mexique
20h45 HELI d'A. Escalante - Mexique

Samedi 26 avril - FESTIVAL DU SUD
13h30 TOKYO FAMILY de Y. Yamada - Japon
16h00 LE PROMENEUR D'OISEAU (VF) de Ph. Muyl - Chine
18h15 HUNTING ELEPHANT de R. Levi - Israël
20h45 LES CHIENS ERRANTS de T. Ming-liang - Taïwan

Dimanche 27 avril - FESTIVAL DU SUD
11h00 CINE-BRUNCH: MELAZA de C. Lechuga - Cuba
13h30 MILLIONS CAN WALK de Ch. Schaub et K. Musale - Inde
En présence du réalisateur Kamal Musale
16h00 SIDDHARTH de R. Mehta (Inde)
18h15 LES CHIENS ERRANTS de T. Ming-liang - Taïwan
20h45 PELO MALO de M. Rondón - Venezuela

Lundi 28 avril - FESTIVAL DU SUD
16h00 DE LA RUE AUX ETOILES de V. Endtner - Russie
18h15 LES CHIENS ERRANTS de T. Ming-liang - Taïwan
20h45 MAY IN THE SUMMER de Ch. Dabis - Jordanie

Mardi 29 avril - FESTIVAL DU SUD
16h00 LES DROLES DES POISSONS-CHATS de C. Sainte-Luce - Mexique
18h15 MY SWEET PEPPERLAND de H. Saleem - Kurdistan
20h45 LES MANUSCRITS NE BRULENT PAS de M. Rasoulof - Iran
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FESTIVAL DU SUD
Traditionnellement en mars, le Festival du Sud nous revient cette année en avril – conséquence des aléas du calendrier –, mais n'en sera pas moins alléchant.
Du 22 au 29 avril, une semaine concoctée par Passion Cinéma qui donne à découvrir la richesse des cinématographies lointaines.

A souligner en particulier:

- Une rencontre avec Kamal Musale, co-réalisateur de MILLIONS CAN WALK.
- Une séance famille avec LE PROMENEUR D'OISEAU en version française, le samedi après-mid
- Nouveauté! 2 projections à 12h15: jeudi et vendredi

Et pendant toute la durée du festival, le Café ABC servira des petites spécialités du Sud, à déguster entre les projections. Le Café sera ouvert également le dimanche dès 12h30

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MY SWEET PEPPERLAND
de Hiner Saleem
avec Golshifteh Farahani, Korkmaz Arslan, Suat Usta
Kurdistan/France/Allemagne, 2013, 1h35

FESTIVAL DU SUD
Jeudi 24 avril à 20h45
Mardi 29 avril à 18h15


Au carrefour de l'Iran, l'Irak et la Turquie, dans un village perdu, lieu de tous les trafics, Baran, officier de police fraîchement débarqué, va tenter de faire respecter la loi. Cet ancien combattant de l'indépendance kurde doit lutter contre Aziz Aga, caïd local. Il fait la rencontre de Govend, l'institutrice du village, jeune femme insoumise.
A travers son film, entre histoire d'amour et western, Hiner Saleem (VODKA LEMON) parle d'un pays en pleine mutation : Jusqu'à une date récente, au Kurdistan, chaque seigneur de guerre imposait sa loi sur son fief. Aujourd'hui, l'État incarne la même loi pour tous et apporte la modernité dans le pays, ce qui mécontente les potentats locaux. Il y a donc beaucoup de similitudes entre le Kurdistan et le Far-West.

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MILLIONS CAN WALK
de Christoph Schaub et Kamal Musale
Inde/Suisse, 2013, 1h28

FESTIVAL DU SUD
Dimanche 27 avril à 13h30 EN PRESENCE DU REALISATEUR KAMAL MUSALE


Christoph Schaub (LA DISPARISTION DE GIULIA, BIRD'S NEST) et Kamal Musale partent aux côtés des Adivasi, des intouchables et des paysans sans terre qui marchent sur Dehli pour revendiquer leurs droits.

100'000 indiens participent à la longue marche qui les amène à Dehli. La plupart sont des Adivasi – littéralement les « habitants originels », un peuple laissé pour compte et régulièrement dépossédé par le gouvernement – mais il y a également des intouchables, des travailleurs sans terre, etc. Sur les routes poussiéreuses ou le long de l'autoroute, à travers villes et villages, ils entreprennent de parcourir à pied les 400 km les séparant de la capitale pour revendiquer leurs droits. Ils sont guidés par le charismatique Rajagopal, chef de fil et pionnier du mouvement, qui se revendique de Gandhi et de sa philosophie de la non-violence.
Christophe Schaub et Kamal Musale ont accompagné les marcheurs et racontent cette aventure extraordinaire. A côté des préparatifs et de la logistique inimaginable d'un événement d'une telle envergure, ils dressent les portraits de certaines personnes, qui se livrent avec confiance et courage. Très loin d'une imagerie misérabiliste ou romantique, les réalisateurs suisses nous immergent, avec de splendides images, dans l'Inde d'aujourd'hui, confrontée aux injustices et conflits sociaux.

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PELO MALO
de Mariana Rondón
avec Samantha Castillo, Samuel Lange Zambrano, Beto Benites
Venezuela, 2014, 1h33

FESTIVAL DU SUD
Mercredi 23 avril à 16h
Vendredi 25 avril à 12h15
Dimanche 27 avril à 20h45


Junior est un garçon de neuf ans qui vit à Caracas dans un immeuble délabré avec sa mère et son petit frère de deux ans. Il a les cheveux frisés, mais les aimerait à tout prix lisses, au grand dam de sa mère qui voit dans ses coquetteries les signes d'une possible homosexualité. Totalement dépassée, elle craint que son fils ne soit pas assez endurci pour survivre dans un quartier aussi machiste que le leur…
Suivant ses personnages parmi les HLM surpeuplés de la capitale vénézuélienne, la réalisatrice Mariana Rondón décrit les conflits relationnels résultant de la pauvreté et s'interroge de façon passionnante sur l'identité sexuelle et le poids des modèles traditionnels. Porté par le jeune Samuel Lange, parfait dans son rôle à la fois innocent et ambigu, PELO MALO dépasse alors le simple cadre de son histoire pour déboucher sur une allégorie imparable d'une société aliénée par la propagande, les régimes minceurs et le kitsch des telenovelas.

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MELAZA
de Carlos Lechuga
avec Yuliet Cruz, Armando Miguel Gomez, Lucho Gotti
Cuba, 2012, 1h20

FESTIVAL DU SUD
Mercredi 23 avril à 18h15
Dimanche 27 avril à 11h (Ciné-brunch)


Après quatre courts-métrages, dont CUCA Y EL POLLO (2006), un conte surréaliste muet en noir et blanc autour d'un poulet et d'un cycliste, Carlos Lechuga, réalisateur issu des Beaux-Arts de Cuba et de l'Ecole de cinéma de San Antonio de los Baños, livre un premier long-métrage où il relate avec douceur et une pointe d'amertume la situation d'un jeune couple, pour mieux révéler la pauvreté endémique de son pays.
Dans le village de Melaza, berceau de la canne à sucre, Mónica et Aldo tentent de survivre alors que la raffinerie où elle travaille ferme ses portes. Professeur au village, Aldo voit sa classe désertée par les élèves qui n'en peuvent plus de ses cours de natation dans une piscine asséchée. Contraints de se débrouiller par eux-mêmes, les deux amoureux font alors preuve d'une imagination étonnante pour subvenir à leurs besoins, mais à chaque fois, les possibilités qui s'offrent à eux s'avèrent illégales… Et Carlos Lechuga de faire l'état des lieux de Cuba avec un humour mordant!

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TOKYO FAMILY
de Yoji Yamada
avec Yû Aoi, Satoshi Tsumabuki, Kasuko Yoshiyuki
Japon, 2013, 2h26

FESTIVAL DU SUD
Mercredi 23 avril à 20h45
Samedi 26 avril à 13h30


Né en en 1931, Yoji Yamada a exploré toutes les facettes du cinéma de genre japonais: jidai-geki (film historique), shomingeki (mélodrame réaliste), pinku eiga (film érotique), comptant à ce jour 79 longs-métrages à son actif. A plus de 80 ans, le réalisateur de TWILIGHT SAMOURAÏ (2010) s'est engagé dans un projet fascinant: le remake du VOYAGE A TOKYO (1953) de l'inoubliable Yasujiro Ozu, sur le tournage duquel il fut assistant. Yamada en reprend littéralement l'action: un vieux couple rend visite à leurs trois grands enfants qui vivent à Tokyo. Comme dans le film d'Ozu, les rejetons n'ont hélas que peu de temps à leur consacrer.
A travers cette fidélité complètement assumée, le film atteint des sommets d'émotions. 60 ans ont passé depuis le chef-d'œuvre d'Ozu. Avec une douceur déchirante, Yamada relève non sans ironie ce qui a changé, tout en pointant la permanence de nos travers, substituant par exemple au traumatisme de Hiroshima et Nagasaki, celui, tout aussi agissant, de Fukushima…

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LE PROMENEUR D'OISEAU
de Philippe Muyl
avec Baotian Li, Yang Xin Yi, Li Xiao Ran
Chine/France, 2013, 1h40

FESTIVAL DU SUD
Jeudi 24 avril 12h15 - version originale sous-titrée
Samedi 26 avril à 16h - Séance famille: version française


D'origine flamande, le réalisateur français Philippe Muyl s'est fait connaître avec CUISINE ET DEPENDANCES (1992), une comédie féroce écrite par Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri, avant de remporter un incroyable succès en Chine avec LE PAPILLON (2002), ce qui lui a ouvert toutes grandes les portes de la production au cœur de l'empire du Milieu.
Avant le décès de son épouse, Zhigen, un vieux paysan chinois, lui a promis de regagner leur village natal afin de libérer de sa cage leur oiseau préféré. Alors qu'il prévoyait de faire ce périple en solitaire, on lui confie la garde de Renxing, sa petite-fille, plus habituée au confort de la ville qu'à la vie à la campagne.
Restituant la complexité fascinante de la culture chinoise, LE PROMENEUR D'OISEAU est un film poétique et coloré, serti d'une rare délicatesse, qui rappelle l'importance des liens familiaux et thématise habilement les modes de consommation modernes. Un récit initiatique intergénérationnel, à découvrir en famille!

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MAY IN THE SUMMER
de Cherien Dabis
avec Cherien Dabis, Alia Shawkat, Nadine Malouf
Jordani/USA/Qatar, 2013, 1h39

FESTIVAL DU SUD
Jeudi 24 avril à 16h
Lundi 28 avril à 20h45


Issue d'une famille jordanienne convertie au christianisme, May est une jeune auteur à succès établie à New York. Tandis qu'elle s'apprête à épouser Ziad, l'homme de sa vie, mais de confession musulmane, May débarque à Amman, dans le but de rendre visite à ses sœurs et à sa mère, laquelle désapprouve sèchement son mariage, à tel point que May elle-même commence par douter de son bien-fondé.
Après AMERRIKA (2009), la chronique d'une famille palestinienne de Chicago, Cherien Dabis, réalisatrice d'origine palestinienne née aux Etats-Unis, nous revient avec un nouveau long-métrage dédié aux femmes qui gravitent entre les mondes arabes et étasuniens, entre chrétiens convaincus et musulmans radicaux.
Grâce à des comédiennes au sommet de leur art, dont Hiam Abass et la réalisatrice elle-même dans le rôle principal, MAY IN THE SUMMER restitue avec une belle humanité les clivages entre cultures, invitant le spectateur à réfléchir, sans aucun parti pris.

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DE LA RUE AUX ETOILES
de Verena Endtner
avec Larissa Afansyeva, Gardi Hutter
Suisse, 2013, 1h36

FESTIVAL DU SUD
Jeudi 24 avril à 18h15
Lundi 28 avril à 16h


Ils s'appellent Danja, Mischa, Igor ou Nastja. Abandonnés dans les rues de Saint-Pétersbourg, ces enfants et adolescents ont trouvé refuge sous le chapiteau du Cirque Upsala, auprès de sa directrice Larissa Afansyeva et de la bienveillante clown Gardi Hutter. Suivant ces apprentis-artistes durant leur tournée, la réalisatrice bernoise Verena Endtner restitue leur quotidien glacial dans les rues de l'immense ville russe, avant de nous inviter dans leur foyer d'accueil, et de mesurer la force extraordinaire que le Cirque Upsala redonne à ces laissés-pour-compte, qui trouvent là une possibilité de faire acte de résilience grâce à des numéros de cirque burlesques vibrant d'émotions. A travers leurs sourires, leurs grimaces, leurs acrobaties et leurs clowneries, DE LA RUE AUX ETOILES ricoche entre les mondes de l'enfance et du spectacle, livrant à la fois un regard inédit et sans concession sur la Russie actuelle, et une merveilleuse leçon de vivre ensemble.

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LES MANUSCRITS NE BRÛLENT PAS
de Mohammad Rasoulof
avec ...
Iran, 2013, 2h07

FESTIVAL DU SUD
Vendredi 25 avril à 16h
Dimanche 27 avril à 18h15
Mardi 29 avril à 20h45


Arrêté comme son collègue Jafar Panahi, dont nous avons découvert en 2012 le bouleversant CECI N'EST PAS UN FILM, tourné alors qu'il était assigné à résidence, le cinéaste Mohammad Rasoulof a été condamné à six ans de prison et vingt ans d'interdiction de filmer. Dans l'attente de l'exécution de sa peine, le réalisateur a cependant bravé ses juges en tournant clandestinement LES MANUSCRITS NE BRÛLENT PAS, hélas tiré de faits réels.
Dans les années 1990, un bus se rendant en Arménie, avec à son bord 21 écrivains iraniens, est victime d'un accident dont tout porte à croire qu'il visait à éliminer une partie de l'intelligentsia ayant survécu à la terreur khomeyniste. Sortis indemnes de l'attentat, poètes et romanciers sont pourchassés par deux tueurs, histoire d'éviter qu'ils n'écrivent quoi que ce soit à propos de ce malheureux raté.
A Cannes, ce film noir était dépourvu de générique, pour garder l'anonymat des techniciens et acteurs qui ont eu le courage de le rendre possible!

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LES DRÔLES DE POISSONS-CHATS
de Claudia Sainte-Luce
avec Ximena Ayala, Lisa Owen, Sonia Franco
Mexique, 2013, 1h29

FESTIVAL DU SUD
Vendredi 25 avril à 18h15
Mardi 29 avril à 16h


Démonstratrice de produits dans une grande surface, Claudia, 22 ans, fait goûter des saucisses et vend de la cire à épiler. Elle mène depuis toujours une existence morne et solitaire. A la suite d'une crise d'appendicite, elle fait la connaissance à l'hôpital de Martha, une mère de famille nombreuse qui lui propose de venir chez elle. Mais, à mesure que Claudia noue des liens d'amitié, la santé de Martha décline.
Film d'inspiration autobiographique, LES DRÔLES DE POISSONS-CHATS résulte d'une rencontre bouleversante que Claudia Sainte-Luce a elle-même faite dans sa jeunesse avec une femme condamnée par la maladie. De cette expérience marquante, la cinéaste a tiré une véritable ode à la vie, à la fois douce et tragique, tout en portant par la bande un regard incisif sur le Mexique d'aujourd'hui. Un film touchant et d'une rare pudeur, porté par une troupe d'actrices mexicaines stupéfiantes de justesse et la photographie magistrale signée Agnès Godard.

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HELI
de Amat Escalante
avec Armando Espitia, Linda Gonzalez, Juan Eduardo Palacios
Mexique, 2013, 1h45

FESTIVAL DU SUD
Vendredi 25 avril à 20h45


Heli est un ouvrier ordinaire et sans histoire, jusqu'au jour où sa sœur se met à fréquenter un très jeune policier qui a eu la mauvaise idée de saisir de la cocaïne appartenant à un cartel.
Cinéaste autodidacte au talent exceptionnel, Amat Escalante nous avait déjà subjugués avec SANGRE (2005), qui traitait des conséquences de la globalisation au Mexique, et LOS BASTARDOS (2008), l'histoire de deux clandestins aux Etats-Unis. Représentatif de la vitalité du cinéma mexicain actuel, le jeune réalisateur livre un nouveau film noir radical, situé dans l'enfer des cartels de la drogue. De son propre aveu, Escalante a choisi d'aller contre la théorie d'Hitchcock qui veut que moins on en montre, plus on impressionne. Ce parti pris a débouché sur des scènes certes très violentes, mais filmées avec un détachement reflétant avec justesse l'état de déliquescence qui prévaut actuellement au Mexique, un pays où l'on vit souvent avec la peur au ventre… A ne pas manquer!

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HUNTING ELEPHANTS
de Reshef Levi
avec Sasson Gabai, Moni Moshonov, Patrick Stewart
Israël/USA, 2013, 1h47

FESTIVAL DU SUD
Samedi 26 avril à 18h15


Venu du théâtre, Reshef Levi est le réalisateur israélien d'un premier film remarquable, MES PLUS BELLES ANNEES (2008), retraçant de façon faussement légère une certaine époque dorée, celle d'avant la sale guerre du Liban qui, au début des années 80, fit perdre passablement de sa candeur à toute une jeune génération! Il récidive aujourd'hui, toujours sur le mode du feel good movie trompeur, avec HUNTING ELEPHANTS.
A douze ans, Jonathan a le malheur de perdre son père, victime d'une crise cardiaque dans la banque dont il était l'un des fidèles employés. Loin de réconforter les proches endeuillés, les banquiers menacent plutôt de faire saisir la maison familiale. Très précoce, le garçon projette alors de cambrioler l'établissement avec le concours de trois pépères très joyeux à l'idée de quitter leur EMS pour rendre justice d'une façon inédite. On l'aura compris, ce sont eux les «éléphants» à chasser de ce film malicieusement iconoclaste!

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LES CHIENS ERRANTS
de Tsai Ming-liang
avec Lee Kang-sheng, Lu Yi-ching, Chen Shiang-chyi
Taïwan/Chine, 2013, 2h18

FESTIVAL DU SUD
Samedi 26 avril à 20h45
Lundi 28 avril à 18h15


A Taipei, un père SDF (Lee Kang-sheng, acteur fétiche du réalisateur) tente de subvenir aux besoins de ses enfants en faisant l'homme-sandwich aux abords des carrefours, mais ses perspectives de survie se dissolvent dans le flot des voitures qui défilent sans arrêt.
Figure de proue du nouveau cinéma taïwanais, Tsai Ming-liang s'est imposé dès ses premiers films, tous remarquables, qui expriment de manière troublante l'incommunicabilité entre les êtres. A 56 ans, il signe avec son dixième long-métrage un véritable coup de maître, une forme de rêve éveillé qui révèle des corps et des visages perdus dans les bas-fonds d'une immense mégalopole, presque hors du temps. A travers ses CHIENS ERRANTS, que représentent à la fois les animaux et les hommes qui pullulent dans les rues, Ming-liang réfracte de façon hypnotique, et avec un sens inné de l'observation, toute la douleur et le délabrement du monde contemporain. Un chef-d'œuvre!

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SIDDHARTH
de Richie Mehta
avec Rajesh Tailang, Tannishtha Chatterjee
Inde/Canada, 2013, 1h36

FESTIVAL DU SUD
Dimanche 27 avril à 16h


Après AMAL (2007), la rencontre insolite d'un homme d'affaires et d'un chauffeur de taxi sans le sou, Richie Mehta, cinéaste indien né au Canada, a tourné dans les rues de Delhi et Mumbai un second film qui plonge avec ferveur et réalisme dans son pays d'origine.
Père de famille illettré, Mahendra pallie sa misère en réparant des fermetures éclair. Las, l'argent récolté ne lui permet plus de subvenir aux besoins de ses enfants. Aussi envoie-t-il Siddharth, son fils de douze ans, travailler à l'usine. Après quelques semaines, le garçon ne réapparaît pas. Persuadé que son fils a été victime d'un réseau de trafic d'enfants, Mahendra rassemble le peu qu'il possède pour se lancer à sa recherche, envers et contre tout!
Bouleversante prise de conscience d'un amour filial étouffé, critique acerbe du travail des enfants et des inégalités sociales, SIDDHARTH constitue un récit initiatique teinté d'espoir, qui nous renvoie l'image d'une Inde complexe et surpeuplée, au-delà des clichés.

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