Cinéma

Semaine du 21 juillet au 27 juillet 2014
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GLORIA, CLEO, NINOTCHKA ET LES AUTRES...
Un cycle d'été au gré de prénoms féminins et de figures légendaires du cinéma du 10 juillet au 3 août 2014 !!!

AU CINÉMA ABC _
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AU FIL D'ARIANE
de Robert Guédiguian
avec Ariane Ascaride, Jacques Boudet, Jean-Pierre Darroussin
France, 2014, 1h36

Samedi 26 juillet à 18h15
Jeudi 31 juillet et dimanche 3 août à 20h45


Ariane dans le rôle d'Ariane, bien entendu. Le nouveau film de Robert Guédiguian nous embarque une nouvelle fois à Marseille!

C'est le jour de son anniversaire et Ariane est plus seule que jamais dans sa jolie maison. Les bougies sont allumées sur le gâteau. Mais les invités se sont excusés… Ils ne viendront pas.
Alors elle prend sa jolie voiture et quitte sa jolie banlieue pour se perdre dans la grande ville…
Le fil d'Ariane fait référence à la mythologie grecque. Thésée allait combattre le Minotaure et pour qu'il puisse retrouver la sortie, Ariane lui confia une pelote de fil à dérouler.
Dans ce nouveau film, Robert Guédiguian suit également son fil à lui, retrouvant ses habituels décors marseillais, tout comme, bien évidemment, Ariane Ascaride; un titre-hommage à son épouse et actrice favorite, qui a joué dans tous ses films, à une exception près. LE FIL D'ARIANE est un film irréel et ludique, une «machine à jouer» tant pour les acteurs, que pour les techniciens et le réalisateur. Une «pièce de poésie» extravertie où Ariane Ascaride joue au clown et parle avec une tortue.
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SHELL
de Scott Graham
avec Chloe Pirrie, Joseph Mawle
GB, 2012, 1h31

Jeudi 24 et vendredi 25 juillet à 18h15, dimanche 27 à 20h45
Jeudi 31 juillet à 18h15 et vendredi 1er août à 20h45

Entre la station-essence et l'image du coquillage, le destin de Shell, jeune femme qui se cherche, recluse dans un coin perdu des Highlands.


Shell a 17 ans. Elle habite et travaille seule avec son père dans une station-service isolée au cœur des Highlands écossais. Elle vit loin des gens de son âge et les rares clients sont son unique lien avec le monde extérieur. Pete, son père, est introverti et souffre d'épilepsie. Sa femme les a quittés des années auparavant et il élève sa fille lui-même. L'affection que se portent le père et la fille, ainsi que cet environnement leur inspirent des émotions confuses qu'ils ont tous deux des difficultés à gérer.

Avant ce premier long métrage, le réalisateur Scott Graham a signé un court métrage avec le même titre et une histoire similaire dans les Highlands. En prolongement, il réalise avec ce premier long, un huis-clos oppressant et bouleversant. Dans une ambiance d'attente ininterrompue, il souligne les tensions intérieures d'une jeune femme en quête d'ailleurs et de découvertes mais qui n'ose pas se l'avouer. Un film sobre, austère et fascinant à l'image de la nature sauvage et insaisissable de cette partie de l'Écosse.

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CLEO DE 5 A 7
d'Agnès Varda
avec Corinne Marchand, Antoine Bourseiller
France, 1962, 1h30

Jeudi 24 juillet à 20h45
Dimanche 3 août à 18h15

Au bonheur de redécouvrir CLEO DE 5 A 7, autre chef-d'œuvre restauré et qui reste pour Agnès Varda, «un souvenir qui symbolise la Nouvelle Vague telle que nous l'avons vécue, l'imagination au pouvoir et l'amitié en action.»


«21 juin 1961. Entre 17h et 18h30. Paris rive gauche. De la rue de Rivoli au Dôme, de Vavin au parc Montsouris. Une jeune femme en danger de mort rencontre un jeune homme en danger de mort.» C'est ainsi qu'Agnès Varda résume CLEO DE 5 A 7, cinquante-deux ans après sa conception. La réalisatrice invente un cinéma libre, affranchi des contraintes des studios. Bijou de rigueur et de liberté, privilégiant une approche réaliste, ludique et directe, le film évoque un sujet souvent occulté au cinéma : la peur de la maladie, qui plus est à la fleur de l'âge. Agnès Varda traite ce sujet avec chaleur et émotion, évitant tout sentimentalisme ou voyeurisme. Subtilité, élégance, justesse et audace pour un film à la fois radical et populaire, qui n'a rien perdu de sa fraîcheur.

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WADJDA
de Haifaa Al Mansour,
avec Waad Mohammed, Reem Abdullah
Arabie Saoudite/Allemagne, 2013, 1h37

Samedi 26 juillet à 20h45
Vendredi 1er août à 18h15

Premier long métrage officiel produit par l'Arabie Saoudite, WADJDA relate l'histoire d'une fillette saoudienne pleine de vie et d'espoir, qui rêve d'avoir un vélo…


Wadjda, douze ans, habite dans une banlieue de Riyad. Bien qu'elle grandisse dans un milieu conservateur, c'est une fille pleine de vie qui porte jeans et baskets, écoute du rock et ne rêve que d'une chose: s'acheter le beau vélo vert qui lui permettra de faire la course avec son ami Abdallah. Mais au royaume wahhabite, les bicyclettes sont réservées aux hommes car elles constituent une menace pour la vertu des jeunes filles.
Avec cette comédie teintée d'amertume, la réalisatrice Haifaa Al Mansour place l'Arabie Saoudite sur le planisphère du cinéma. Elle relate le choc entre une petite fille rebelle, sur le point de devenir femme, et un ordre établi qui n'a prévu d'autre place pour elle que celle d'épouse et de mère. Un très beau récit initiatique à découvrir en famille.

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GLORIA
de John Cassavetes
avec Gena Rowlands, John Adames, Buck Henry
USA, 1980, 2h03

Dimanche 27 juillet à 18h15
Samedi 2 août à 20h45

Chef-d'œuvre de Cassavetes : GLORIA, un magnifique portrait de femme, incarnée magistralement par Gena Rowlands. Sur fond de luttes mafieuses, une puissante histoire d'amour et d'apprivoisement.


Peu de temps avant d'être assassiné, Jack Dawn, comptable de la Mafia, confie son petit garçon à Gloria, une ancienne call-girl. D'abord réticente, Gloria entreprend de sauver l'enfant, témoin gênant traqué par les tueurs de l'organisation.
GLORIA est un film à part dans la filmographie de John Cassavetes, ce qui n'empêche pas celui-ci d'exceller dans un genre qui n'est pas le sien : le polar. Cassavetes parvient à mettre son art au service de ce script inhabituel sans jamais galvauder son propos. Il filme une réalité nue et violente, une fugue effrénée dans cet immense dédale urbain qu'est New York. Thriller baroque à l'esthétique très personnelle, GLORIA livre un merveilleux discours sur l'amour et offre à Gena Rowlands, épouse et actrice fétiche du réalisateur, l'un de ses plus beaux rôles.

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NINOTCHKA
d'Ernst Lubitsch
avec Greta Garbo, Melvyn Douglas, Bela Lugosi
USA, 1939, 1h50

Vendredi 25 juillet à 20h45
Samedi 2 août à 18h15

Avec Billy Wilder au scénario, Greta Garbo en tête d'affiche et Bela Lugosi en commissaire russe, Lubitsch nous offre un petit bijou de comédie qui brille encore et toujours de son insolente beauté.


NINOTCHKA conte les déboires d'agents soviétiques envoyés à Paris pour y vendre les bijoux d'une grande duchesse ayant fuit la révolution bolchévique. Rapidement happés par les plaisirs de la capitale française, ils délaissent quelque peu leur mission. C'est alors que leur gouvernement envoie l'agent Ninotchka, stalinienne convaincue et d'une rigidité à toute épreuve, pour les remettre à l'ordre.
Cinéaste allemand émigré à Hollywood, Ernst Lubitsch réalise NINOTCHKA en 1939, alors qu'il est largement reconnu et admiré. Cette comédie romantique doublée d'une satire politique clairement affichée est devenue un classique, voire un mythe de l'histoire du cinéma. Avec ce film, Lubitsch a transformé l'image de Greta Garbo, alors réputée pour sa froideur : «Garbo rit !» étant devenu un des slogans publicitaires du film.

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