Cinéma

Semaine du 20 octobre au 26 octobre 2014
 
Vendredi 24 octobre
18h00 ALFONSINA de Ch. Kühn
20h00 NUIT DU COURT METRAGE - 4 programmes!!!

Samedi 25 octobre
16h00 MON PERE, LA REVOLUTION ET MOI d'Ufuk Emiroglu
18h15 ALFONSINA de Ch. Kühn
20h45 MON PERE, LA REVOLUTION ET MOI d'Ufuk Emiroglu

Dimanche 26 octobre
16h00 ANA ARABIA d'Amos Gitaï
18h15 ALFONSINA de Ch. Kühn
20h45 MON PERE, LA REVOLUTION ET MOI d'Ufuk Emiroglu

Lundi 27 octobre
18h15 ALFONSINA de Ch. Kühn
20h45 MON PERE, LA REVOLUTION ET MOI d'Ufuk Emiroglu

Mardi 28 octobre
18h00 ROPE OF SOLIDARITY de G. Schärer - Ligue neuchâteloise contre le cancer
20h45 ALFONSINA de Ch. Kühn
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NUIT DU COURT METRAGE
4 programmes de courts

Vendredi 24 octobre

20h00 BEST OF SWITZERLAND :
Courts suisses à succès
22H00 CARTE BLANCHE AU FIFF : Festival International de Films de Fribourg
23H15 DE VRAIES RENCONTRES : Mieux que le virtuel?
00H30 BANG BANG, I SHOT YOU DOWN! : Vive le Western!

Pass pour la Nuit : 25.-
Prix par séance : 14.- / 11.- / 10.-
Prévente dès le 10 octobre au cinéma ABC

Le petit chat est à nouveau de passage à l'ABC, avec la traditionnelle Nuit du Court Métrage. Une douzième édition orchestrée, comme les années précédentes, par Swissfilms – Agence de promotion du cinéma suisse – avec une programmation pétillante : après le traditionnel focus sur les courts métrages autochtones, nous aurons le plaisir de découvrir une programmation concoctée par le FIFF, Festival international de Films de Fribourg, avec des films argentins, mais aussi – fait totalement inédit chez nous – de Madagascar, d'Irak ou du Bouthan.

Comme d'habitude, le troisième programme présente deux moyens-métrages – entre le court et le long, ce sont les plus mal servis de la diffusion. Une thématique sur les rencontres amoureuses, en vrai, loin des jeux de cache-cache virtuels d'internet. Et pour conclure, un programme entier consacré au Western, qui n'a pas fini de se renouveler, avec notamment un des derniers films de Bill Plympton !
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MON PERE, LA REVOLUTION ET MOI
d'Ufuk Emiroglu
Suisse, 2013, 1h20

Lundi 20 et mardi 21 octobre à 20h45
Mercredi 22 et jeudi 23 à 18h15
Samedi 25 à 16h et 20h45
Dimanche 26 et lundi 27 à 20h45


Ufuk Emiroglu a grandi et fait une partie de ses études à La Chaux-de-Fonds. Fille d'un révolutionnaire turc, elle questionne l'histoire de sa famille et sa propre identité à travers un premier long métrage intense et affirmé.

En 1980, les fées de la révolution se penchent sur le berceau de la réalisatrice Ufuk Emiroglu. «Je suis née au milieu d'un rêve». Mais une autre rengaine s'empare du film: «Qu'est-ce que je fais de cet héritage?» Une quête identitaire et politique traverse ce drame familial qui nous emmène de la Turquie des années 70 vers la Suisse du XXIe siècle en passant par l'exil, la prison, la fausse monnaie, la chute d'un héros, des hippies égarés et une disco révolutionnaire.

Mêlant documentaire, autofiction et animation pop, Ufuk Emiroglu porte un regard décalé, souvent teinté d'humour, sur son origine et l'histoire de sa famille. Une histoire marquée par des périodes difficiles et de grandes souffrances, qu'elle confronte avec beaucoup de courage et de profondeur. D'une fascination et d'un rêve pour la révolution à la désillusion de l'exil, elle décrit avec subtilité les sentiments contradictoires qui les animent, elle et ses proches.
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ALFONSINA
de Christoph Kühn
Suisse-Argentine, 2014, 1h20

En présence du réalisateur le mardi 21 octobre à 18h15
Mercredi 22 et jeudi 23 à 20h45
Vendredi 24 à 18h00
Du samedi 25 au lundi 27 à 18h15
Mardi 28 à 20h45

« Ni dieu, ni chef, ni mari ! » une des devises d'Alfonsina Storni. D'origine suisse, la poétesse est devenue un mythe en Argentine, une des figures de l'anarchisme et du féminisme. Un portrait sensible signé Christoph Kühn.


Alfonsina Storni est une figure mythique. Née en 1892 au Tessin, elle part à 4 ans, quand sa famille décide de migrer vers l'Argentine. Adolescente, elle écrit des poèmes et a un penchant pour les idées anarchistes. Plus tard, Alfonsina conquiert le milieu littéraire de Buenos Aires, en principe chasse gardée des hommes. Poétesse, avant-gardiste, journaliste et mère célibataire, elle n'a cure des conventions. Elle se bat pour le droit des femmes à décider de leur vie, et devient une légende vivante. « Alfonsina y el Mar », l'une des chansons les plus populaires de l'Argentine, lui est consacrée.

Après des travaux sur Nicolas Bouvier, Bruno Manser et Friedrich Glauser, le portraitiste Christoph Kühn réalise un nouveau film, cette fois sur un personnage féminin, une star argentine totalement méconnue en Suisse, son pays d'origine. À travers les rues de Buenos Aires, au coeur des documents d'archives et grâce à des rencontres avec des proches d'Alfonsina Storni, le réalisateur va au-delà du mythe de cette femme qui incarne le courage et l'espoir et dresse le portrait d'une personne d'une grande sensibilité et fragilité.
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ANA ARABIA
d'Amos Gitaï
avec Yuval Scharf, Yussuf Abu-Warda, sarah Adler
Israël/France, 2013, 1h24

Dimanche 26 octobre à 16h (DERNIER JOUR!!)

De septembre à décembre, la Cinémathèque suisse consacre une large rétrospective à Amos Gitaï, réalisateur israélien qui se consacre depuis des décennies à décrire et analyser l'histoire d'Israël et de la Palestine. A cette occasion, sortie de son dernier film de fiction.

Dans un bidonville à la frontière entre Tel-Aviv et Jaffa, Yaël, une jeune journaliste israélienne, enquête sur Ana, une femme qui vient de décéder. Juive rescapée d'Auschwitz, cette dernière s'était convertie à l'islam pour épouser un Arabe, Youssouf. Yaël décide de rencontrer Youssouf, sa fille, sa belle-fille, ses voisins, pour dresser le portrait d'un personnage contrasté.

Amos Gitaï a tourné l'ensemble du film en un seul plan séquence. Plus qu'un tour de force, ce parti pris contraignant lui permet de créer une atmosphère particulière : le spectateur suit les traces de la journaliste qui découvre un quartier où israéliens et palestiniens cohabitent. Un lieu oublié du reste du territoire, où le temps se déroule lentement et silencieusement. Il montre un bidonville façonné par ses habitants, qui bricolent, trouvent des combines pour mieux vivre et qui n'ont guère le choix que de se supporter et s'entraider pour faire perdurer leur quotidien. Une tranquillité qui porte l'espoir d'une coexistence pacifique dont la forme du film, un seul plan sans coupe, sans séparation, devient elle-même un symbole, une revendication.