Arts de la scène

Semaine du 02 mars au 08 mars 2015
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LE COUSIN LOINTAIN
DIPTYQUE PERRINE VALLI TPR/ABC - PERFORMANCE – DANSE ET LITTERATURE

TEMPLE ALLEMAND
Dimanche 8 mars à 11h30

ATTENTION. CONTRAIREMENT A CE QU'IL EST ANNONCE DANS NOTRE JOURNAL ET SUR NOS AFFICHES,
IL N'Y AURA QU'UNE REPRESENTATION DE CE SPECTACLE.
CELLE PREVUE LE 7 MARS EST ANNULEE.
MERCI D'EXCUSER CETTE MODIFICATION DE PROGRAMME !

LE COUSIN LOINTAIN s'appuie sur le modèle des émissions littéraires radiophoniques et exploite les spécificités de ce médium. Par l'interview d'un écrivain, une réflexion s'amorce sur la construction de l'identité masculine.


Conception et chorégraphie : Perrine Valli
Texte : Carla Demierre
Interprétation danse : Rudi van der Merwe, Perrine Valli
Voix enregistrées et collaboration artistique : Aurélie Charon, Stanley Weber
Lumière et scénographie : Perrine Valli
Montage son et technique : Laurent Schaer

Durée : env. 35 min.

La journée se poursuit a TPR avec BIG BANG 3, brunch, performance, table ronde,
à l'occasion de la Journée internationale des femmes,
et se termine par une représentation des RENARDS DES SURFACES (voir ci-dessous).


Après avoir interrogé l'identité sexuelle féminine, Perrine Valli travaille aujourd'hui sur la thématique de l'identité sexuelle masculine. LE COUSIN LOINTAIN est le premier volet de cette nouvelle recherche qui explore le ″communautarisme masculin″ abordé par Pierre Bourdieu dans LA DOMINATION MASCULINE. Cette construction identitaire collective (bandes, équipes, armée, clubs, confréries) semble se différencier de la construction identitaire féminine plus intime et divisée. La pièce questionne cette différence en abordant le genre comme une construction interactive et non comme une essence de l'être, afin d'essayer de comprendre comment, dans le cadre d'un groupe, les normes de la masculinité sont générées, réinterprétées, transmises et imposées à travers les interactions entre les hommes eux-mêmes.

La performance prend pour cadre les émissions littéraires radiophoniques, et met en scène une interview fictive d'un écrivain fictif sur un roman fictif. La création radiophonique permet l'expression d'une esthétique très particulière, qui sert à créer l'univers textuel et sonore de la pièce. Quant à la démarche chorégraphique, elle consiste à exploiter des situations corporelles permettant de rendre visible l'auditif, d'évoquer plutôt que de démontrer. L'apparition est privilégiée à la séquence, afin de créer des images scéniques furtives exprimant l'inconscient propre à la construction identitaire et à l'imaginaire collectif.

Coproduction : Théâtre de l'Usine, Genève; far° Festival des arts vivant, Nyon; Festival Concordan(s)e, Paris; Centre Culturel Suisse, Paris. Avec la participation de France Culture.
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LES RENARDS DES SURFACES
DIPTYQUE PERRINE VALLI TPR/ABC _ CRÉATION PLURIDISCIPLINAIRE

BEAU SITE (TPR)
Vendredi 6 mars à 20h15, samedi 7 mars à 18h15 et dimanche 8 mars à 17h15

Réservations: 032 967 60 50 ou billet@tpr.ch

LES RENARDS DES SURFACES constitue le volet le plus ambitieux du diptyque que le TPR et l'ABC dédient à Perrine Valli. Messagère du corps, elle sait raconter des histoires, décaper les clichés dans un élan de libération salutaire. Avec un trait d'une grande sûreté, Perrine Valli dessine des espaces poétiques d'une force envoûtante. Ici, elle dissèque de son regard affûté l'identité masculine.


Conception : Perrine Valli, Francine Jacob
Mise en scène et chorégraphie : Perrine Valli
En collaboration avec : Jean-Baptiste André, Jérôme Andrieu, Tamara Bacci, Guillaume Béguin, Aurélie Charon, Foofwa d'Imobilité, Fred Jacot-Guillarmot, Polar, David Saada et Stanley Weber
Avec la participation de : Denis Podalydès, Sociétaire de la Comédie-Française
Son : Polar
Lumière : Laurent Schaer

L'identité féminine, vaste continent que la chorégraphe Perrine Valli explore depuis des années. Aujourd'hui, elle veut porter son regard de femme sur les hommes, sur leur identité masculine: quel regard portent les hommes sur eux-mêmes, quel parcours pour un enfant mâle, du garçon à l'homme? On se souvient de la fameuse phrase de Simone de Beauvoir «On ne naît pas femme, on le devient». Il est temps aujourd'hui de poser cette même équation aux hommes.
Dans LES RENARDS DES SURFACES, Perrine Valli veut tenter de créer un espace commun entre le féminin et le masculin. Elle invente un terrain de jeu où une dizaine d'hommes — acteurs, metteurs en scène, musiciens, danseurs — viennent s'interroger à travers leurs pratiques artistiques sur cette passionnante question du genre et de l'identité sexuelle. Une proposition hybride — mêlant danse, musique et textes — dont le fil conducteur est le corps. Celui de la danseuse Tamara Bacci sert de contrepoint féminin aux séquences masculines portées notamment par Foofwa d'Imobilité, Polar, Guillaume Béguin et Fred Jacot-Guillarmot. Des contrepoints pour poser peut-être les jalons d'un nouveau dialogue, d'une nouvelle façon de se regarder mutuellement?

Coproduction: TPR — Centre neuchâtelois des arts vivants, La Chaux-de-Fonds; Théâtre Vidy Lausanne; Festival Faits d'Hiver, Paris


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