Cinéma

Semaine du 01 février au 08 février 2015
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PETIT BLACK MOVIE _ DRÔLES D'OISEAUX
Des courts métrages dès 4 ans, durée 45 min

Samedi 31 janvier et dimanche 1er février à 16h00

Le festival de cinéma Black Movie se déroulera du 16 au 25 janvier à Genève. Cette année, il propose à l'ABC un programme de courts métrages volatiles » pour les enfants dès 4 ans.


Sur un arbre perchés ou valsant sur la banquise, les piverts, pingouins et autres facétieux ailés se côtoient dans ce programme. Accompagnés de leurs copains cochon, ours en maillots et chat à tuba, ils nous ouvrent les portes d'une nature bienveillante et chatoyante où le volatile est roi !

Sept films courts qui nous viennent directement d'Estonie, de Russie, de Finlande, du Danemark et de Taïwan. Des petites merveilles d'animation, aux titres souvent étonnants – comme PIKKULI, JÄÄLIND ou PIK PIK PIK –, qui embarquent petits et grands dans des histoires douces et/ou rocambolesques.

Se voulant un contrepoint au cinéma uniformisé, le Festival Black Movie propose depuis 15 ans une programmation novatrice avec de nombreux films inédits en Suisse, réalisés par des cinéastes émergents et confirmés. À travers sa section pour enfants, Le Petit Black Movie, le festival permet aux jeunes cinéphiles de découvrir la diversité incroyable du cinéma.

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ADIEU AU LANGAGE
de Jean-Luc Godard
avec Zoé Bruneau, Christian Gregori, Héloïse Godet
France, 2014, 1h10

Samedi 31 janvier et dimanche 1 février à 17h00
DERNIERS JOURS !!


Projection en 3D – lunettes à disposition sur place (sans majoration de prix !)
Possibilité de voir le film une deuxième fois gratuitement (s'annoncer à la caisse en fin de projection)


″Le propos est simple: une femme mariée et un homme libre se rencontrent. Ils s'aiment, se disputent, les coups pleuvent. Un chien erre entre ville et campagne. Les saisons passent. L'homme et la femme se retrouvent. Le chien se trouve entre eux. L'autre est dans l'un. L'un est dans l'autre. Et ce sont les trois personnes. L'ancien mari fait tout exploser. Un deuxième film commence. Le même que le premier. Et pourtant pas. De l'espèce humaine on passe à la métaphore. Ca finira par des aboiements. Et des cris de bébé.″ - Synopsis de Jean-Luc Godard

À l'évocation de la 3D, on imagine volontiers un gigantesque parc technologique. À l'inverse, ADIEU AU LANGAGE a été conçu dans un contexte proche de l'artisanat. Travaillant avec différentes petites caméras numériques, Jean-Luc Godard capte la beauté de ce qui l'entoure, recherchant à sublimer les défauts plutôt que la perfection. Avec l'aide de Fabrice Aragno, il a réalisé une 3D « à domicile ». De façon ludique, Godard travaille sa matière, la sculpte littéralement. Cassant, comme à son habitude, les codes de la transparence cinématographique, il crée ainsi une expérience visuelle inattendue, nous amenant une nouvelle fois à repenser notre rapport à l'image et au cinéma, tout en laissant à chacun une large place à l'interprétation personnelle.

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STILL LIFE
(Une belle fin)
d'Uberto Pasolini
avec Eddie Marsan, Joanne Froggatt, Karen Drury
GB/Italie, 2013, 1h27

Dimanche 1 février à 18h15
DERNIER JOUR !!

Comédie rafraîchissante, STILL LIFE est une enquête singulière aux côtés d'un officier funéraire, dont la mission est de retrouver les proches de personnes décédées dans la solitude.


Fonctionnaire discret et correct, John May est chargé de retrouver la famille de personnes seules, décédées. Même s'il les retrouve, les proches ont rarement envie de prendre part aux funérailles. Alors John s'occupe lui-même de tout, afin d'offrir un digne départ à ses «clients». Homme solitaire, il est devenu au fil des ans le réceptacle de vies oubliées.
Suite à des mesures d'économie, il perd son travail. Une dernière occasion se présente à lui pour déployer ses véritables talents de détective : sur les traces de son voisin décédé, il entame un voyage qui le mène à travers toute l'Angleterre...

Réalisé par le producteur de THE FULL MONTY, STILL LIFE est un film british typique, regardant de biais la réalité anglaise, avec un humour discret et savoureux.
Une comédie où les morts questionnent les vivants tout et notre société, faiseuse d'êtres solitaires et délaissés.
STILL LIFE a remporté plusieurs prix, dont celui de la Confédération Internationale des Cinémas art et essai au Festival de Venise 2014.

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SNOW THERAPY
de Ruben Östlund
Suède/France, 2014, 1h58

Du mercredi 28 janvier au mardi 3 février à 20h45
Reprise à partir du 4 février

Dans les Alpes, une avalanche transforme les vacances d'une famille, en crise de couple existentielle. Une comédie décapante, un petit bijou du cinéma suédois, qui a remporté le prix du Jury dans la section Un Certain Regard à Cannes.


Une famille suédoise passe ses vacances d'hiver dans les Alpes. Le soleil brille et les pistes sont magnifiques, mais lors d'un déjeuner dans un restaurant de montagne, une avalanche vient tout bouleverser. Les clients sont pris de panique. Ebba, la mère, appelle son mari Tomas à l'aide tout en essayant de protéger leurs enfants, alors que celui-ci a pris la fuite, ne pensant qu'à sauver sa vie… L'avalanche s'arrête juste avant le restaurant, sans faire de dégâts, et pourtant, l'univers familial est ébranlé. Un point d'interrogation plane dorénavant au-dessus du père, et Tomas tente désespérément de reprendre sa place de patriarche.

S'attaquant aux clichés de la famille idéale et moderne, SNOW THERAPY est une comédie grinçante qui fait se confronter les rôles de l'homme et de la femme au sein du couple. Avec un scénario inattendu et des dialogues cinglants, le film malmène à merveille les attentes du spectateur, dont les émotions passent sans cesse du malaise au rire.

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MASTER OF THE UNIVERSE
de Marc Bauder
avec Rainer Voss
Allemagne, 2013, 1h33

Début février

Un immeuble de banque abandonné. Un ancien banquier d'affaires de haut rang. Un regard inquiétant sur le système financier actuel.
MASTER OF THE UNIVERSE a reçu le Prix du Meilleur Film de la Semaine de la critique au Festival de Locarno en 2013.


Dans une tour quasiment neuve et déserte, au plein centre du quartier financier de Francfort, Rainer Voss, ancien banquier allemand de haut rang se raconte. De ses débuts de novice assoiffé d'enseignements américains à son ascension remarquable dans les années 80 et à son licenciement sans appel, il décrit la libéralisation à outrance, la dérégulation du système et les innovations financières qui ont pu offrir à leurs initiateurs la sensation d'être les véritables « maîtres de l'univers ».

Rainer Voss détaille les liens de plus en plus complexes entre l'économie, la politique et la finance. Il révèle également comment le milieu bancaire dévore ses employé-e-s et les retient dans une bulle dorée mais close. Dans un dialogue surprenant, mêlant l'intime à la description crue du système financier actuel, Rainer Voss dévoile les mécanismes psychologiques, sociaux et culturels d'un univers inaccessible, et ses répercussions colossales sur l'économie mondiale.

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FANTÔMAS
1er épisode de la série de Louis Feuillade
France, 1913, 54 min
Musique : Radiomentale

Vendredi 6 février à 20h45 _ CINÉ-CONCERT PAR RADIOMENTALE

En marge de l'exposition BLAISE CENDRARS AU CŒUR DES ARTS, nous proposons de découvrir deux films qui ont marqué l'univers artistique de l'écrivain, ainsi que la reprise du documentaire de Thomas Gilou.


Fantômas, le génie du crime et roi du cambriolage, fait régner la terreur sur Paris. L'inspecteur Juve mène l'enquête, aidé par le journaliste Fandor. C'est le début d'une folle aventure policière. Un des grands classiques du cinéma français muet, tourné dans un Paris aujourd'hui disparu... Et une des grandes références dans le travail de Blaise Cendrars.

À l'aide de musiques composées par Fred Pallem, Tomasz Stanko, Broadcast, Péter Eötvös, Ennio Morricone, Nico Muhly, The Rachel's ou Cliff Martinez, puisant dans le registre du jazz, de l'électro, de la musique de film ou contemporain, le duo de Djs parisien Radiomentale apporte une atmosphère de mystère, de tension, d'étrangeté et parfois de fantaisie au film de Louis Feuillade.

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ÉCLATS DE CENDRARS
de Thomas Gilou
avec Bernard Lavilliers et Myriam Cendrars
France, 2003, 52min

Samedi 7 février à 16h

Précédé du court métrage LA PROSE DU TRANSSIBERIEN de David Epiney (Suisse, 2014, 11')


D'abord, il y a la voix fougueuse de Blaise Cendrars, poète, romancier, cinéaste, bourlingueur magnifique. Devant la caméra, Thomas Gilou et sa mère, Miriam Cendrars, se promènent dans un paysage beau à pleurer. Et s'interrogent : a-t-on le droit de faire ce documentaire ? «Le droit, on le prend», tranche la mère.

ÉCLATS DE CENDRARS, qui porte bien son titre, est une histoire de famille. Un fils filme sa mère. Et lui rend hommage en rendant compte d'une relation, longtemps douloureuse entre une fille, Miriam, et un père, Blaise Cendrars, d'autant plus mythique qu'il était absent. Trop occupé à courir le monde, après son œuvre, pour s'embarrasser d'enfants. «Je me rendrai célèbre par l'écriture ou par un mauvais coup», avait-il prédit. Miriam lui a écrit des lettres. L'a rejoint à Paris, en auto-stop. L'a voulu pour elle. Elle raconte ici comment elle recueillit son dernier soupir...

Il y a beaucoup de choses dans ce documentaire affectif, forcément. Un rappeur (Ekoué) qui chante Cendrars. Bernard Lavilliers, qui le récite, soudain en noir et blanc. «Quand on aime, il faut partir.» Alors, Thomas Gilou s'est lancé sur les traces de son grand-père illustre. A New York, Saint-Pétersbourg, en Italie, il rencontre des gens qui parlent de lui. On devine que Thomas Gilou n'a pas voulu trop céder à la story familiale. C'est pourtant dans ces moments-là que son documentaire touche juste.

D'après M.-H. Martin, Libération, 20 mars 2004.
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J'ACCUSE
d'Abel Gance
France, 1919, 2h46

Samedi 7 février à 17h30

Projection introduite par Gabriel Umstätter, commissaire de l'exposition BLAISE CENDRARS AU CŒUR DES ARTS


Le film met en relief deux hommes que tout sépare, issus d'un même village. L'un, Jean Diaz, est poète et porte la joie de vivre, l'autre, François Laurin, est une brute qui rend Edith, sa femme, malheureuse. Jean et Edith se rencontrent. Mais la guerre éclate et les deux hommes sont mobilisés ensemble.

A peine la guerre terminée, Abel Gance entreprend de réaliser « une tragédie cinématographique des temps modernes », un plaidoyer pacifiste qui mêle un réalisme quasi documentaire à une grande liberté formelle et expressionniste ; une fresque grandiose, sur laquelle Blaise Cendrars a été son assistant.

Le film a été restauré et une nouvelle musique a été commandée par ARTE/ZDF au compositeur Philippe Schoeller, une création symphonique et électronique.

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